Microsoft agace, Linux se réjouit
   

Le nouveau modèle d'abonnement aux logiciels de Microsoft, très critiqué, donne encore un petit coup de pouce à l'ennemi juré : Linux. En France, le monde du logiciel libre, qui rend l'utilisation du système d'exploitation gratuite, gagne du terrain. De confidentiel Linux est entré dans les moeurs. Dans un premier temps, le logiciel a conquis l'administration et équipé les services de l'Etat : des centaines de serveurs au ministère de la Culture et à la Direction générale du Trésor. Le mouvement s'étend progressivement au monde des entreprises. 

En avril dernier, le groupe Auchan décide de migrer l'ensemble de ses serveurs départementaux, qui assurent la messagerie et le partage des fichiers dans ses magasins, de 'environnement Windows NT vers l'environnement Open Source Linux. Le pingouin - logo de Linux - fait des émules. « Le logiciel libre a commencé à séduire sur le marché des serveurs d'administrations ou d'entreprises », explique Bernard Lang, directeur de recherche à l'Inria et secrétaire général de l'Aful (Association francophone des utilisateurs de Linux et de logiciels libres). Aujourd'hui, il concurrence de plus en plus les logiciels de bureautique. Ainsi, Linux menace directement Microsoft Office. D'autant que les solutions sont souvent moins chères et présentent des niveaux de sécurité équivalents, voire parfois supérieurs. 

Le Club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref) qui regroupe 115 membres, a récemment lancé un groupe de réflexion baptisé « Open Cigref». Il planche sur les possibilités d'extension de Linux vers les postes de travail, c'est-à-dire la bureautique libre. « La communauté Linux ne fait plus peur aux grandes entreprises. Elles étudient la conversion de leurs systèmes vers Linux pour réduire leurs coûts. Ils recherchent également l'indépendance, refusant de tout miser sur le même système d'exploitation », assure Frédéric Lau, cargué de mission du Cigref. Linux n'a pas encore remporté la bataille des logiciels. Mais il a déjà fait vaciller les certitudes des éditeurs traditionnels.

Marie Bordet - LE POINT© business week 18/10/02 - N°1570

 

"¿Cuál es la diferencia entre Tanzania y Goldman Sachs? Tanzania es un país africano que gana 2.200 millones de dólares al año y los divide (es un decir) entre sus 25 millones de habitantes. Goldman Sachs es un banco de inversiones que gana 2.600 millones de dólares y los distribuye entre 161 personas."

                                                        The Guardian, 10/12/93

(Respecto a las fábricas de los contratistas de las grandes marcas norteamericanas)

"Las historias de horror sobre las horas extras se escuchan en todas las zonas de procesamiento de exportaciones (...) En China hay casos documentados de turnos de tres días; durante ellos los obreros se ven obligados a dormir bajo las máquinas. En Honduras, se dice que cuando los directivos de las empresas tienen que hacer entregas muy voluminosas en plazos reducidos , inyectan anfetaminas a los obreros para hacerlos trabajar durante maratones de 48 horas."

Naomi Klein, No logo, 2000             

 

(Respecto a la condición de las mujeres en las fábricas de contratistas)

"En todas las zonas existen otros métodos para evitar los gastos y las responsabilidades de emplear mujeres con hijos. (...) En zonas de Honduras se ha informado que los patronos obligan a las mujeres a abortar. En algunas maquiladoras mejicanas se exige a las mujeres que demuestren  que tienen la regla mediante pruebas tan humillantes como los exámenes mensuales de sus paños menstruales. A las empleadas se les hace contratos de 28 días, lo que hace fácil despedirlas si quedan embarazadas."

Naomi Klein, No logo, 2000

"El presupuesto anual de la FAO (organismo encargado de la lucha contra el hambre en el mundo), que forma parte de las Naciones Unidas, es de 1.200 millones de dólares, la mitad del cual está destinado a pagar los gastos de la organización y de sus 3.500 funcionarios, empleados y colaboradores. Para la ayuda directa a la población hambrienta  quedan 600 millones."

La Vanguardia, 11/06/02